Contre-visite Contrôle technique

Contre-visite Contrôle technique

Chaque année 24 795 000 automobiles passent le contrôle technique de leur voiture, en France. En 2016, ces véhicules avaient en moyenne 11,68 ans d’âge. De toutes ces voitures, au plus une voiture sur sept (13,53 % exactement) n’avait pas de défaut. Par contre, 17,64 % d’entre elles ont dû passer par une contre-visite. Ce chiffre a augmenté et a atteint 19 % de véhicules, en 2018, sur 17,7 millions de contrôles techniques effectués, toujours en France. Ces chiffres révèlent en effet l’inobservance de cette pratique par les conducteurs.

Presque tous les conducteurs d’automobile ont une idée sur le contrôle technique des véhicules. Cependant, rares sont les personnes qui connaissent l’existence de la contre-visite. Qu’est qu’une contre visite de contrôle technique et comment ça se passe ?

Qu’est-ce qu’une contre-visite ?

La contre-visite de contrôle technique s’effectue après une visite de contrôle technique. Son but est de vérifier la réparation effective des défaillances observées lors de la visite. En réalité, les centres de contrôles techniques remettent aux automobilistes, un procès-verbal qui indique l’état de la voiture. Ce document montre aussi si l’automobile est autorisée à circuler ou si elle a des défaillances majeures ou critiques. Dans ces derniers cas, une contre-visite technique s’impose.

Quels sont les points qui nécessitent une Contre-visite ?

Un contrôle technique renvoie à une contre-visite lorsque le véhicule présente une ou plusieurs défaillances critiques ou majeures. Nous avons listé

Les défaillances majeures

Ce sont les défaillances qui peuvent compromettre la sécurité du véhicule ou porter atteinte à l’environnement. Celles qui exposent le conducteur ou tout autre usager à des risques sont aussi qualifiées de défaillances majeures. Ainsi, sont qualifiés de défaillances majeures, les problèmes suivants :

  • absence de plaques d’immatriculation, rendant impossible l’identification du véhicule
  • manque de concordance entre la plaque d’immatriculation et les documents d’identification
  • des fissures sur le pare-brise, des essuie-glaces non fonctionnels ou des rétroviseurs à visibilité insuffisante
  • un système de freinage ou des organes mécaniques anormaux
  • dysfonctionnement au niveau des feux ou de l’éclairage en général
  • une carrosserie en mauvais état, mais qui n’est pas susceptible de blesser etc.

La détérioration de certains équipements comme les sièges, les ceintures, le klaxon, etc., constitue aussi des défaillances majeures.

Les défaillances critiques

Elles sont plus graves que les défaillances majeures. Ce sont les défaillances qui nuisent gravement à l’environnement ou qui mettent immédiatement les usagers du véhicule en danger. Ces défaillances sont entre autres :

  • un feu stop non opérationnel
  • des pneus fortement usés
  • une fuite excessive de liquide
  • un dysfonctionnement ou une usure des éléments du freinage
  • une carrosserie excessivement endommagée et pouvant créer des blessures
  • un vitrage fortement détérioré impactant la visibilité, etc.

Une automobile qui présente ces défaillances devra être réparée le même jour avant minuit. Il devra aussi effectuer une contre-visite le même jour. Autrement, ce véhicule ne pourra plus rouler ou sera envoyé à la fourrière.

Quel est le prix d’une Contre-visite ?

Le prix d’une contre-visite est très variable. Cela dépend de la région dans laquelle le centre agréé pour l’opération se trouve. Aussi, chaque enseigne à la liberté d’appliquer son prix. Toutefois, une contre-visite de contrôle technique coûte entre 15 et 30 euros. Cela est aussi fonction du type de carburant consommé par le véhicule et de son modèle.

Cependant, il est possible que la contre-visite fasse l’objet d’une prestation gratuite. Il pourrait aussi arriver que son coût soit inclus dans le forfait de base. Ces cas rares s’observent lorsqu’une enseigne est en promotion temporaire. Elle ne s’appliquera qu’aux automobiles qui subiront une contre-visite pour la première fois dans le centre.

Est-ce qu’on peut rouler avec une Contre-visite ?

Si vous avez une contre-visite à cause d’une défaillance critique, vous ne pourrez plus rouler le lendemain à partir de 00 heures. Mais, si vous arrivez à avoir une attestation spécifique d’un garage, vous pourrez rouler au-delà de ce délai. Toutefois, la meilleure solution est de vite faire les réparations nécessaires. En effet, plusieurs défaillances critiques peuvent être réparées en un jour ou moins.

Dans le cas où vous êtes confronté à des défaillances majeures, vous pourrez rouler pendant deux mois sans problème. Cependant, ce délai passé, il vous sera formellement interdit de circuler. Vous pourriez avoir effectué plusieurs contre-visites, elles ne serviront à rien si vous ne faites pas toutes les réparations nécessaires.

Quelle amende sans contrôle technique ?

Un contrôle technique non effectué expose à plusieurs risques et conséquences, dont une amende. En réalité, si les forces de l’ordre interceptent un véhicule sans contrôle technique, le propriétaire devra payer 135 euros. Ce montant est dit forfaitaire. Il peut cependant être réduit jusqu’à 90 euros si l’automobiliste paye l’amende dans un délai de 3 jours. Cette amende n’est pas destinée au conducteur forcément, mais au propriétaire du véhicule.

En cas de retard de paiement, le propriétaire devra payer entre 375 euros et 750 euros, selon l’ampleur de retard. Cette amende dite majorée s’applique lorsque le paiement dépasse le délai de 45 jours autorisé pour l’amende forfaitaire.

Une sanction autre que l’amende

Il y a une sanction plus gênante que l’amende. Il s’agit du fait qu’une voiture sans contrôle technique à jour soit susceptible d’être immobilisée par saisie de la carte grise. Les autorités peuvent, en plus de cela, confisquer le certificat d’immatriculation du véhicule. Une seule possibilité de rouler légalement lui sera donnée. Ce sera pour que le conducteur amène la voiture vers un centre de contrôle technique. Pour ce faire, une fiche de circulation provisoire lui sera donnée.

Quel délai pour la contre-visite du contrôle technique ?

Un délai de 2 mois est donné pour effectuer la contre-visite, en cas de défaillances non critiques. La date limite exacte est souvent inscrite sur le timbre apposé sur le certificat d’immatriculation de l’automobile. Mais, il est conseillé de vite enclencher la procédure puisque les contre-visites n’ont pas toujours des issues favorables. En plus, les centres français agréent pour les contre-visites ne disposent pas de larges créneaux horaires.

Il s’agira aussi de suivre des démarches administratives qui pourraient s’avérer longues et complexes. Par ailleurs, il est recommandé de réaliser les réparations nécessaires sur le véhicule avant d’effectuer la contre-visite. Tout cela vous évitera de vous retrouver dans des situations désagréables.

Au cas où les réparations ne sont pas effectuées avant la contre-visite ?

Un automobiliste qui n’effectue pas toutes les réparations nécessaires avant la contre-visite se retrouvera avec un timbre de valeur S. Il s’agit d’un timbre que le contrôleur apposera sur le Procès-Verbal de la contre-visite de contrôle technique. En réalité, contrairement à la lettre A (pour contrôle validé), la lettre S signifie qu’une autre contre-visite est nécessaire.

Combien de contre-visite puis-je passer ?

Mais, cela ne prolonge en aucun cas le délai de 2 mois imparti pour valider le contrôle technique. Cependant, durant cette période, vous pouvez réaliser autant de contre-visites que possible. Le nombre contre-visite n’est pas limité au cours de ce délai.

En conclusion, il est très important pour un propriétaire de véhicule d’être à jour vis-à-vis du contrôle sanitaire. Il est aussi nécessaire que le véhicule ne présente pas des défaillances dangereuses pour le conducteur, pour les autres usagers et pour l’environnement. Cela pourrait engendrer l’immobilisation de l’automobile ou une amende. Toutefois, si les défaillances ne sont pas immédiatement dangereuses, une contre-visite d’un délai de deux mois sera accordée au propriétaire.

Ce délai ne doit pas être dépassé et les réparations doivent être effectuées pendant ce temps. Ces processus parfois déroutants visent à assurer la sécurité du conducteur et des usagers du véhicule ou de la route. C’est aussi pour mieux protéger l’environnement.