Contrôle technique pour voiture diesel

Le contrôle technique est une formalité obligatoire pour tous les véhicules. Cette visite chez le garagiste a pour but d’attester de la sécurité de l’engin pour le conducteur et les usagers de la route. Il prend en compte plusieurs aspects du fonctionnement du véhicule. La loi fixe les dispositions liées au contrôle technique. À ce jour, les voitures diesel sont celles qui subissent la réglementation la plus stricte. L’une des premières contraintes est le coût de cette action. Ainsi, il convient de s’informer sur les dispositions utiles à prendre en compte avant d’entamer ce processus.

Quel est le prix du contrôle technique pour diesel ?

Depuis le premier juillet 2019, la loi semble être plus rigoureuse pour les véhicules à moteur diesel. Classées dans la catégorie des engins les plus polluants, les voitures à moteur diesel paient une facture relativement plus corsée à l’issue de cette formalité.

Toutefois, cette disposition est plutôt en respect de la décision de l’Union européenne d’harmonisation du contrôle technique dans la zone euro. Elle vise également à retirer progressivement de la circulation cette catégorie de moteur. Ainsi, pour une visite technique, le prix moyen de cette opération pour un véhicule diesel est estimé à plus de 77 euros.

Il convient de préciser que le coût du contrôle technique varie d’une région à une autre, surtout depuis l’année 2018. De plus, ce prix est fixé en fonction de la catégorie du véhicule. C’est pourquoi le propriétaire d’une voiture diesel débourse 77,66 euros pour cette formalité. Néanmoins, toujours pour un moteur diesel, le prix à payer pour un  Camping-car est de 82,85 euros, contre 80,74 euros pour un véhicule utilitaire.

Durée du contrôle technique

Selon la date mentionnée sur le certificat d’immatriculation, le contrôle technique doit s’effectuer obligatoirement six mois avant le quatrième anniversaire de la voiture. Ainsi, dès la première mise en circulation de l’engin, son propriétaire devra s’organiser pour répondre à cette obligation avant ce délai.

Pour un contrôle technique, la durée moyenne est de 30 minutes. Toutefois, il faut compter aujourd’hui jusqu’à 45 minutes pour une visite plus complète. Cette différence est due au fait que le nombre de points pris en compte a connu une augmentation. Pour 123 points de contrôle par le passé, ce nombre est passé à 133.

En d’autres termes cours de cette action, 133 points de contrôle sont donc pris en compte lors de la visite technique pour les véhicules diesel. Les points qui sont vérifiés sont les suivants : l’identification du véhicule, les équipements de freinage, la direction, l’éclairage et les équipements de signalisation et la visibilité. Par ailleurs, sont également contrôlés, la liaison au sol, la structure et carrosserie, les équipements, les organes mécaniques et les systèmes de pollution et de niveau sonore. De plus, en cas de vente d’un véhicule de plus de quatre ans, son propriétaire devra présenter un rapport de visite technique qui date de moins de six mois.

Enfin, la loi prévoit des sanctions en cas de défaut de contrôle technique. En effet, l’amende est de 135 euros pour un contrôle technique non effectué dans les délais. Toutefois, cette amende pourrait être minorée à 90 euros en cas de paiement dans les trois jours qui suivent un contrôle de la Police ou de la gendarmerie.

De même, elle pourrait également grimper jusqu’à 750 euros. Enfin, d’autres actions peuvent s’accompagner comme la mise en fourrière du véhicule ou la saisie de la carte grise. Toutefois, une fiche de circulation pourra être délivrée de façon provisoire afin de permettre à l’automobiliste de rejoindre un centre agréé pour les formalités.

Points de contrôle antipollution

Le contrôle technique prend en compte les aspects techniques du fonctionnement du véhicule. Cependant, ce contrôle s’élargit également aux normes de pollution. Ainsi, selon les normes, les points de contrôle antipollution pris en compte concernent les aspects liés à la pollution sonore et la pollution environnementale.

Les points de contrôle antipollution concernent notamment le système de réduction de bruit. L’essentiel de ce contrôle consiste à vérifier les systèmes de réduction du bruit associés à la protection sous moteur ou la ligne d’échappement.

Il y a également le contrôle de l’opacité des fumées d’échappement. C’est un dispositif de mesure de l’opacité des fumées qui sert à effectuer ce contrôle. Ce dernier est effectué sur une ligne d’échappement. Les pertes de liquide et le dispositif de diagnostic embarqué sont également des points de contrôle antipollution.

À propos des pertes de liquides, il faut noter que ce contrôle ne s’applique pas aux liquides comme le liquide de frein, le carburant. De plus, le liquide d’assistance hydraulique et la suspension hydraulique ne sont pas également pris en compte, sans oublier les systèmes hydrauliques d’accessoires.

Enfin, les normes antipollution recommandées pour les voitures diesel sont de 3M-1 pour les moteurs turbo2,5M-1 pour les moteurs sans turbo jusqu’en 2008. La norme antipollution est de 1,5M-1 pour les moteurs sans turbo après mi-2008.

Points de contrôle nécessitant une contre-visite

La contre-visite s’effectue en cas de défaillances lors du contrôle technique. Certaines défaillances appellent à une réparation pour une contre-visite dans un délai de deux mois. Elle est facturée entre 10 et 30 euros.

Dans la globalité, trois niveaux de jugement sont observés : les défaillances mineures, les défaillances majeures et les défaillances critiques. Pour les cas de défaillances mineures, une simple réparation est suffisante. Pour les cas de défaillances majeures, il faudra effectuer sous deux mois une contre-visite. Si c’est un cas de défaillance critique, il est obligatoire de procéder à une réparation dans les 24 heures qui suivent.

Les points de contrôle nécessitant une contre-visite sont de plusieurs ordres. Ces points concernent d’une part une mauvaise identification du véhicule, un système de freinage ou un système de direction défaillant.

D’autre part, une mauvaise visibilité ou un éclairage qui n’est pas optimal sont des points de contrôle qui nécessitent une contre-visite. De plus, des anomalies sur les liaisons au sol, la structure et la carrosserie, les organes mécaniques et les équipements entraient une contre-visite.

Par ailleurs, d’autres défaillances critiques comme une carrosserie détériorée, des pneus trop usés sont aussi des points de contrôle nécessitant une contre-visite. C’est également le cas si une fuite ou une absence de liquide de frein est constatée.

Enfin, il faut rappeler que la contre-visite est effectuée, en dehors des défaillances critiques, dans un délai de deux mois. En cas de non-respect de ce délai, un contrôle complet est obligatoire.

Autres contrôles techniques

La visite technique prend en compte tout type de véhicule. En termes, de chiffres signalons que chaque année plus de 20 millions de véhicules sont concernés.

Entre les voitures diesel, voitures à essence, voitures de collection, voitures électriques ou utilitaires, les coûts de la visite ne sont pas les mêmes. Il faut compter jusqu’à 85,21 euros par exemple pour la visite technique d’une voiture électrique.

Pour les voitures de collection, la réglementation impose une limite jusqu’à 5 ans pour faire un contrôle technique.

Le contrôle technique est d’une importance capitale pour tout type de véhicule. Dans les faits, 133 points de contrôle sont pris en compte au cours de cette vérification. Ce contrôle est obligatoire pour tout type de véhicule en utilisation à partir de sa quatrième année. Son objectif est de prévenir les défaillances éventuelles qui peuvent survenir dans l’utilisation de l’engin. La finalité étant d’anticiper sur les complications qui pourraient engendrer des cas d’accidents.

Dès le premier contrôle, il est obligatoire d’observer le respect de cette disposition tous les deux ans dans les différents points agréés. Au-delà des dispositions réglementaires, il est recommandé à tout utilisateur d’un véhicule de garantir la sûreté de son engin avec des contrôles spontanés et systématiques pour sa propre sécurité et celle de l’environnement.

En somme, ce contrôle obligatoire permet d’assurer que tous les véhicules en circulation répondent aux normes de la sécurité tant sur le plan mécanique qu’environnemental.